L’industrie mondiale du tatouage entre dans une ère de transformation juridique rigoureuse, où la lutte pour être reconnu comme un art à part entière se déplace des studios vers les tribunaux et les bureaux des eurocrates. Le 21 janvier, le géant juridique Steptoe, en collaboration avec l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a intenté un procès retentissant contre le système de transport WMATA, contestant des restrictions discriminatoires en matière de publicité. Bien que la plainte concerne formellement la liberté d’expression dans les transports publics, cet événement revêt une signification sacrée pour la communauté des tatoueurs : un précédent est créé qui permettra aux salons de tatouage et aux artistes de modification corporelle de faire de la publicité pour leurs services au même titre que les salons de coiffure ou les galeries d’art, sortant ainsi de la « zone grise » de la perception publique.