Le triathlon n’est pas seulement un sport qui exige une endurance extrême, de la précision et une patience véritablement stoïque. Ces dernières années, une couche culturelle particulière s’est formée dans cette discipline, où l’athlétisme est étroitement lié à l’art. Ce n’est pas un art enfermé dans le silence des salles de musée, mais une expression de soi vivante et dynamique, filant à quarante kilomètres à l’heure sur un vélo de contre-la-montre, scintillant sous le soleil ardent de Kona et racontant une histoire de dépassement sans un seul mot.