Les tatouages permanents ont depuis longtemps cessé d’être uniquement un marqueur d’un passé rebelle ou d’une passion. Aujourd’hui, ils font partie de l’esthétique quotidienne, un moyen d’expression de soi et même une forme de journal intime. Mais le tatouage classique a une vulnérabilité : il ne permet pas d’annulation. L’élimination au laser, comme le notent les tatoueurs eux-mêmes, est souvent plus douloureuse que la procédure d’application elle-même. Ce sont précisément cette douleur et cette irréversibilité que les ingénieurs de l’Université du Colorado à Boulder tentent d’atténuer en développant des encres dont la visibilité dépend de l’éclairage. Le travail de l’équipe, décrit dans la revue Matter & Light, a été rendu public le 19 octobre 2026.